Australie

Fruit Picking dans le South Australia

avril 16, 2014

semaine3
On redémarre la semaine avec un passage chez le garagiste (encore). On devient expertes en vocabulaire mécanique en anglais. Mais que veux-tu, c’est le jeu Lucette quand t’achètes une voiture à des backpackers… français… à $2000. Ca fait beaucoup trop d’indices dans la même phrase pour ne pas s’attendre à quelques surprises. Pas bien grave, en plus maintenant on a des freins c’est quand même mieux.

Donc le plan c’était retour dans le Victoria pour rejoindre Sydney. Sur la route petite halte à Renmark pour dormir car rouler de nuit c’est pas funky avec tous ces animaux. On pensait être sur un camp tranquille, mais en fait non, réveil à 4h du mat’ par l’arrosage automatique et à 8h par Trévor l’employé municipal qui deviendra notre guide spirituel cette semaine.

On en a traversé des champs de vigne depuis Adelaide, alors l’idée a plus où moins germée: Et si on se tentait les vendanges? Aussitôt dit, aussitôt fait, l’ami Trévor très serviable et de bon conseil est allé nous chercher son carnet d’adresses et de contacts. Après quelques heures d’errance, du fleuriste à l’agence de recrutement en passant par tous les backpacks de la ville on atterri chez les familles turques de Jacob et Ali. A 14h nous voilà grappes pickers, pour les 4 jours qui vont suivre. Jacob nous expliquera comment marche sa ferme et c’est pas facile, il aime pas l’Australie, la Turquie lui manque mais il reste là avec sa famille car leurs enfants sont nés ici. Ils ne roulent pas sur l’or, ils nous paieront au black et au lance pierre. On est 6 pickers : trois réfugiés politiques afghans et nous. Chez Ali même combat il est là car il y a plus d’argent à faire ici qu’en Turquie, chez lui les affaires roulent un peu plus, lui il fait bosser des indiens, des retraités australiens et des backpackers. La paye ne sera pas meilleure par contre…

Toujours à la recherche de job à Renmark, voir si on peut pas gagner un peu plus que du $6/heure, on rencontre les frêres Kindy et Peter qui font des tours de 4×4 dans les caravan parks pour voir s’ils peuvent pas recruter des petits travailleurs. Mais avant de commencer le boulot il faut passer par une formation picking. Oui l’ami tu as bien lu, 17 taiwanais et nous dans une petite salle devant un film qui vous explique comment bien cueillir une orange (on retiendra la méthode TWIST, TILT and SNAP) ou qu’il faut couper la queue d’une mandarine à 1 ou 2 mm mais pas en diagonale autrement elle abimerait les autres mandarines. incroyable. Formation terminée et validée par un contrôle surprise (rien que ça) on nous envoi dans les allées de mandariniers. Aujourd’hui on sera pickeuses de mandarines et ça c’est le drame, c’est dur, chiant, lourd, les branches ça griffe les bras, il fait chaud, l’échelle glisse, bref tout y passe. Ici il n’y a pas Jacob qui paye son thé pour le gouter, ici c’est CostaGroup, énorme groupe agricole producteur, marchand et exportateur de fruits qui alimente les Etats-Unis et toute l’Australie, ici c’est des centaines de backpackers employés, ici on entend parler italien, français, sri lankais, panjabi, anglais, chinois ou allemand.
La cagnotte ne va pas exploser cette semaine mais ça paiera les prochains pleins de notre carrosse et ça c’est cool. A cause de la pluie pas de job jusqu’à la fin de la prochaine semaine, pour nous c’est clair on rend le tablier (picking bag). On reprend la route et pour les copains pickers restés sur place notamment Alex qui a été le 4eme loup de notre meute de 3 cette semaine, bonne chance.

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On a passé la semaine sur un bien joli spot… Sans bouger de notre hamac sur notre gauche on assiste chaque soir au coucher du soleil. Et puisque on se lève à l’aube, et ben c’est sunrise de toute beauté chaque matin. « Not too bad » comme diraient les Aussies.IMG_2850 IMG_2896

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